Glossaire philatélique - F

Les définitions ci-dessous sont basées sur des anciens bulletins du Cercle Philatélique Paul de Smeth, datant des années 1985-1990. N’hésitez pas à nous contacter via le formulaire de contact si vous trouvez une erreur ou une approximation dans les définitions proposées.

FAC-SIMILÉ

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Reproduction, imitation exacte, imprimée ou gravée.

Les fac-similés ne doivent pas être confondus avec les timbres-poste originaux. Ils sont généralement sans valeur et sans gomme.

FACTAGE

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Transport des marchandises à domicile.

(Voir TIMBRE CHEMIN DE FER)

FACTEUR DES POSTES

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Celui qui est chargé de distribuer, de remettre à leur adresse les lettres envoyées par la poste.

En suite d’une décision du Ministre des Travaux publics de janvier 1862, les percepteurs, distributeurs et chefs de ligne des bureaux ambulants furent autorisés à accorder aux facteurs placés sous leurs ordres, un jour de repos par mois avec frais de remplacement charge de l’Administration. Ils pouvaient néanmoins accorder plusieurs jours de congé la fois, sous réserve de ne pas excéder 12 jours par an.

Dès le 22 juin 1871 une somme de 12,50 F fut liquidée mensuellement, en même temps que les traitements, à titre de compensation d’étrennes, au profit des facteurs des postes chargés des fonctions spéciales du tri des lettres dans les bureaux de perception de 1ère classe.

La plupart des agents de l’Administration se croyaient obligés d’envoyer à leurs chefs ou d’échanger entre eux des cartes de visite, à l’occasion du renouvellement de l’année 1873. C’est une politesse qui donnait lieu de véritables embarras dans le service surtout lorsque l’échange se faisait par l’intermédiaire de la poste ou du chemin de fer. En conséquence, le personnel, loin d’avoir se soumettre à cette obligation, l’Administration leur avait, au contraire, beaucoup de gré de s’en dispenser à l’avenir.

Les réparations des portefeuilles de facteur devaient, depuis le 14 mai 1878, être effectuées par l’industrie privée.

L’art. 149 du Code pénal punit d’un emprisonnement de 15 jours 2 mois et d’une amende de 26 à 500.-, tout agent des postes qui aurait ouvert ou supprimé des lettres, ou qui en aurait facilité l’ouverture ou la suppression… (mars 1879).

… Il est sévèrement défendu aux employés des postes de tout grade de révéler l’existence d’une lettre, d’une carte-correspondance ou de tout autre envoi confié la poste, de faire connaître, par exemple, que telle ou telle personne reçoit ou écrit des lettres, le lieu d’où elle reçoit et à qui elle en adressé.

Il leur est interdit également de divulguer le contenu des cartes-correspondance, d’user d’une manière quelconque des renseignements qu’ils auraient puisés, sauf le cas où il a lieu de les déférer à l’autorité judiciaire.

Le secret professionnel s’applique aux envois des journaux ou imprimés et aux abonnements, qu’ils soient souscrits la poste ou servis directement par les éditeurs. Il est défendu, par conséquent, de dire que telle personne a reçu un journal ou une circulaire, qu’elle est abonnée à tel ou tel journal, etc.. Des recommandations spéciales devront être faites, sur ce point, aux facteurs que leur service expose des propos inconsidérés en pareille matière.

Ces interdictions doivent être observées même en ce qui concerne les envois qui n’auraient point le caractère d’un secret. Il n’appartient point aux agents de l’Administration de se faire juges de ce caractère.

Un écriteau portant les mots “entrée interdite” ou “verboden ingang” doit être placé à l’entrée des locaux où se manipulent les correspondances. La porte en est tenue fermée à clef autant que possible. Les intrus doivent, le cas échéant, être poliment invités se retirer.

A défaut de vestibule, la partie de la salle accessible au public doit être séparée de l’enceinte réservée, par une cloison impénétrable aux regards et s’élevant au moins à hauteur d’homme.

Les guichets ne peuvent offrir que l’ouverture nécessaire aux communications avec le public, et l’on doit éviter de déposer, à proximité, des lettres ou autres correspondances qui seraient exposées aux regards…

… Les chefs de bureaux de poste prescriront aux facteurs les précautions les plus minutieuses pour déjouer les tentatives d’indiscrétion, lors de la remise à domicile des correspondances. Les facteurs feront en sorte, notamment, que l’on ne puisse voir le journal qu’ils déposent sur leur parcours à telle ou telle maison. A cette effet, ils s’abstiendront de l’extraire de leur portefeuille avant le moment de la remise, et de le porter en main dans la rue d’une manière ostensible.

… Les dispositions qui précèdent seront lues aux facteurs et leur seront expliquées, au besoin en flamand.

Il fut alloué, dès le 1er mars 1879, aux employés des bureaux des postes chargés du débit de papiers timbrés et de timbres adhésifs, une remise de 2% sur le montant de la recette. Cette remise était payée aux percepteurs la fin de l’année.

La masse d’habillement avait été autorisée le 22 juin 1880 à fournir un veston en mohair aux facteurs des postes astreints à porter la tunique d’ordonnance. Ce vêtement, dont le prix était fixé pour l’exercice 1880 à 13.- ne pouvait être porté que pendant la période d’été.

On signalait le 15 septembre 1885 qu’il fallait tenir la main notamment à ce que les facteurs des postes, astreints à porter la tunique-vareuse, en fassent renouveler le collet et les passepoils , lorsqu’ils étaient complètement défraîchis. Ceux de leurs subordonnés qui avaient obtenu la tunique antérieurement au 15 avril 1885 pouvaient réclamer le renouvellement dont il s’agissait aux frais de l’institution, le drap bleu clair, fourni à cette époque, ayant été reconnu défectueux. Pour les vareuses délivrées depuis la date précitée, le service de l’habillement s’était chargé de faire renouveler le collet et les passepoils, au prix de 1,82. Les affiliés qui désirèrent faire restaurer sur place leur tunique-vareuse ou qui voulurent faire eux-mêmes cet ouvrage, pouvaient obtenir, à raison de 0,35, la quantité de drap bleu nécessaire, soit 3 centimètres.

Il fut constaté en septembre 1886 que la tenue des facteurs des postes laissait généralement à désirer, depuis quelque temps, fait qui était de nature à nuire la considération de l’Administration. Ainsi on voyait des agents portant des pantalons qui n’étaient point d’ordonnance, d’autres étaient revêtus de vieilles tuniques de gardes-civiques, transformées en tuniques de facteurs de l’ancien modèle, enfin, on rencontrait fréquemment des agents dont les vêtements se trouvaient dans un état de vétusté et de malpropreté excessive.

Depuis le 1er octobre 1887, le port de la vareuse fut strictement obligatoire pour tous les facteurs des postes astreints à porter la tenue de service. Quant aux autres effets d’habillement qui n’étaient pas d’ordonnance, il fut défendu à tous facteurs effectifs de s’en revêtir en service. La seule dérogation que comportait cette règle, était le remplacement, pour les facteurs ruraux, du bonnet de service par un chapeau de paille pendant les fortes chaleurs.

En janvier 1888 on signalait que dans certains bureaux de poste, les facteurs étaient chargés du nettoyage des locaux affectés au service. C’était là un abus qui dut cesser immédiatement; les facteurs ne pouvant accomplir d’autres services de peine que celui qui consistait dans l’entretien du matériel de timbrage et dans les soins nécessaires la propreté du mobilier et des ustensiles de service.

En prévision de l’accroissement du travail qu’amenait le renouvellement de l’année, les réductions de service du dimanche ne furent pas maintenues le 30 décembre 1888, pour ce qui concernait les vacations des agents, l’expédition des dépêches et les heures d’ouverture des bureaux. Ceux-ci furent accessibles au public comme en temps ordinaire. Les levées des boites supplémentaires et les distributions de l’après-midi au chef-lieu du bureau furent effectuées comme les jours ouvrables, seules les distributions rurales, supprimées le dimanche, ne furent pas rétablies. Un avis informant le public de la mesure fut affiché près des guichets.

Les facteurs-surnuméraires de la 1ère catégorie, ainsi que les candidats facteurs dont l’admission était antérieure à l’établissement du repos dominical, furent rétribués, dès octobre 1890, les dimanches et jours fériés légaux, au taux ordinaire, c’est-à-dire à raison de 2,40 – 2,50 ou 2,60 selon les bureaux auxquels ils appartenaient, lorsqu’ils remplaçaient un facteur éloigné du service pour maladie, départ pour l’armée. Quant aux agents provisoires de la 2e catégorie, ils n’avaient droit pour les dimanches et jours fériés légaux qu’au salaire pour lequel ils avaient pris l’engagement d’exécuter le service.

Les réductions de service admises en mars 1891, pour les dimanches étaient limitées en ce qui concerne les jours fériés aux agents des guichets au public, les services des dépêches, de la distribution des correspondances et de la 1ère levée des boîtes supplémentaires à l’Ascension, à l’Assomption, à la Toussaint et à la Noël. Les autres jours fériés légaux, à savoir le 1er janvier, les lundis de Pâques et de la Pentecôte et le 21 juillet, les guichets devaient être ouverts pendant les mêmes heures qu’en semaine et le service devait s’effectuer comme les jours ouvrables.

Le 1er septembre 1891, plusieurs facteurs des postes avaient contrevenu aux instructions de l’Administration 1° en constituant une fédération, sans avoir obtenu l’autorisation de leurs chefs, 2° en s’occupant de politique. Cette fédération fut dissoute. Les agents qui refusaient d’obéir furent révoqués. Les facteurs des postes avaient été convoqués à une réunion en novembre 1891 pour protester contre la dissolution de la fédération. Les agents qui auraient répondu à cet appel ou qui auraient assisté à d’autres réunions du même genre s’étaient rendus coupables d’un acte d’indiscipline grave qui entrainait immédiatement leur révocation.

Le Ministre décida qu’à partir du avril 1893 et jusqu’au 9 du même mois, tous les fonctionnaires, employés et ouvriers, puissent disposer du temps nécessaire pour accomplir, s’ils le désiraient, leur devoir religieux. Le service dût être réglé de manière à leur assurer cette facilité. On avait fixé, pour chaque agent, au moins un jour où le travail ne commençait pas avant 8 heures du matin.

Le 9 octobre 1893 on signalait la couleur des draps fournis par le service d’habillement : drap croisé, drap doeskin, drap de frise, drap de troupe bleu foncé; satin-laine : noir; drap pour collet de tuniquevareuse et pour passepoil bleu clair. Le gillet porté en service devait être d’ordonnance, il avait 7 boutons en cuivre pour le drap, en nacre pour le coutil. Les vestes avaient 2 rangées de boutons d’ordonnance (en cuivre). La veste pour porteur était à collet droit, la veste longue, à collet rabattu. Le dessus du parement des manches et les devants de la tunique-vareuse étaient bordés de passepoil de la même couleur que le collet. La blouse avait 4 boutons d’ordonnance (en cuivre): 2 à l’ouverture et 2 aux poignets.

Dès le 12 février 1894, il fut formellement défendu aux facteurs de tenir un débit de boissons. Cette défense avait été enfreinte par plusieurs facteurs, d’autres avaient cherché à l’éluder en établissant le commerce de boissons au nom d’un membre de leur famille avec lequel ils habitaient.

L’Administration avait dû sévir contre plusieurs agents, du chef d’irrégularités graves dans la gestion, irrégularités qui avaient pour cause les paris aux courses. Le personnel fut prévenu que les mesures les plus sévères, voire la radiation des cadres, seraient prononcées contre les agents qui se laissaient entraîner par la passion du jeu au risque de compromettre leur situation administrative ou d’oublier leurs devoirs de famille. Il en fut de même de ceux qui enfreindraient la défense formelle de coopérer aux opérations de paris mutuels aux courses de chevaux.

En mars 1894, le service de l’habillement fournissait les objets suivants: le chapeau de paille noire, forme casque, pour facteurs ruraux (3.-), le caban l’usage des mêmes agents et le capuchon pour cape ou caban. Le type de la vareuse fut modifié, te vêtement n’avait plus de passepoil bleu, le collet droit fut rabattu de même étoffe que la vareuse. Le bonnet de service (3,50 à 4,50) confectionné d’après le nouveau modèle sans passepoil était garni d’une tresse métallique dorée. Ce liseré ne fut pas appliqué sur le képi des facteurs surnuméraires des postes, ni sur celui des porteurs des télégraphes.

En mars 1896, on adopta un nouveau type de chapeau pour la saison d’été. Cette coiffure, forme casque, était en manille de nuance claire avec ruban bleu foncé; elle offrait l’avantage d’être la fois plus légère, plus élégante et plus hygiénique que le chapeau noir fourni jusqu’alors; elle pouvait être lavée, au besoin, à l’eau froide au moyen d’une éponge. Son prix était de 3,10.

Le magasin central possédait dès le 25 novembre 1901 des cannes à poignée courbe et pointe en acier qui étaient fournies aux facteurs, pour les nouvelles tournées et en remplacement des fourches hors d’usage, pour le prix de 2,15 la pièce.

Un képi d’un nouveau genre fut adopté en avril 1897 pour les chefs-facteurs de tout grade. Il était confectionné en drap bleu plus fin que celui des facteurs, la doublure était en satinette, la visière bordée, la mentonnière et les galons étaient en or fin. La coiffure des fers chefs-facteurs fut garnie de galons et coûtait 8,75, celle des chefs-facteurs avaient 2 galons et était livrée au prix de 7,25.

Des facteurs ruraux se permettaient, en 1895, d’entrer dans les écoles pour confier, aux élèves, des correspondances que les facteurs étaient tenus de déposer eux-mêmes au domicile des destinataires.

Certains facteurs se chargeaient encore en juillet 1899, en cours de tournée, de commissions pour le compte de particuliers. Le public se plaignit, avec raison, de ces errements qui donnaient lieu des abus et entravaient l’exécution régulière du service. Il avait été établi que les retards provenaient, dans bien des cas, de ce que le facteur s’était occupé, en tournée, de choses étrangères au service.

En octobre 1903 on signalait qu’il était strictement interdit aux facteurs d’accepter et à plus forte raison, de solliciter, des pourboires à l’occasion de la remise ou du paiement des mandats de liquidation des pensions de vieillesse. Ils devaient refuser poliment ces pourboires, s’il arrivait qu’on leur en offre. La plupart des facteurs avaient compris d’eux-mêmes que le souci de leur devoir et de leur dignité leur imposait d’en agir ainsi, les bénéficiaires des pensions étant des vieillards indigents. Il y avait toutefois de regrettables exceptions qui furent suivies de répression disciplinaire et de restitutions des gratifications acceptées à tort.

Il fut accordé à partir du 1er novembre 1907, un jour de congé par quinzaine au lieu d’un jour par mois, aux facteurs qui ne jouissaient pas du repos dominical.

Les agents qui avaient une occupation permanente dans une administration des postes et étaient rétribués les jours de repos ne pouvaient, pendant ces jours de repos, remplir des fonctions engageant vis-à-vis du public la responsabilité de ceux qui les exerçaient, tels par exemple, les emplois de receveurs ou de conducteurs de tramway.

Les lanternes pour facteurs devaient être entretenues en parfait état de propreté. Le 31 août 1911 on demandait de n’employer que des mèches bien appropriées au bec des lanternes. Les huiles devaient être de bonne qualité et mélangées dans les proportions indiquées. Le morceau de drap placé sous les récipients et destiné à absorber l’huile qui suintait ou sortait accidentellement, devait être remplacé sans tarder en cas de détérioration ou perte.

Depuis le 16 juin 1913, les prénoms des agents nouveaux devaient figurer dans les documents officiels administratifs tels qu’ils étaient indiqués dans les extraits d’acte de naissance produits par les intéressés.

A la libération, en juillet 1919, il fut mis la disposition du personnel des chaussures de nuance brune au prix de 32.- la paire. Ces chaussures, entièrement en cuir, de l’armée des Etats-Unis d’Amérique étaient uniquement réservées, vu la situation limitée des approvisionnements, aux fonctionnaires et employés de l’administration. Il ne fut délivré qu’une seule paire par agent.

Les facteurs eurent la faculté, dès le octobre 1920, de faire usage d’un vélocipède pour l’exécution du service à condition qu’il n’en résulte pas d’inconvénient et qu’aucune modification ne soit apportée aux heures de levée des boites aux lettres.

FACTEUR DES POSTES (cachet de)

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Dans des bureaux comportant plusieurs facteurs, ils étaient munis d’un cachet.

FACTEURS DES POSTES (ruraux)

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Facteurs faisant le service rural. En mai 1851 on informait les facteurs ruraux que lorsqu’ils étaient munis de leur portefeuille et dans le rayon de leur tournée, ils pouvaient voyager par chemin de fer sans permis ni coupon.

FAUX

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Qui n’est pas véritable.

Il a de très nombreux timbres faux. Il a d’abord ceux fabriqués pour tromper la poste, ce sont des reproductions destinées à remplacer des timbres officiels et donc à léser l’administration. Ceux que l’on rencontre sur documents ayant réellement voyagés sont fort recherchés par certains. Les anglais émirent pendant la 2e guerre mondiale des “faux” timbres “Pétain” pour tromper les allemands.

Il y a aussi, et ce sont les plus nombreux, de faux timbres faits pour abuser des collectionneurs. Il en a de très dangereux qu’il est fort difficile de déceler. Il existe des catalogues de timbres faux et aussi des collectionneurs qui recherchent ces vignettes.

Certains faussaires sont célèbres et leurs imitations recherchées et coûtant fort cher.

L’usage des timbres-poste en était encore à son stade expérimental que déjà des escrocs y trouvaient une source de profits. Le 1er timbre-poste, le un penny noir de Grande-Bretagne, mis en cours le 10 janvier 1840, fut imité et utilisé pour frauder la poste peu de temps après. Il fut découvert à Londres le septembre 1840 (Slagmeulder). Dès que les timbres furent recherchés en tant que pièces de collections, les falsificateurs s’orientèrent vers ce nouveau débouché.

Il existe également de fausses surcharges ainsi que des oblitérations truquées dont il faut se méfier.

F.D.C. (First Day Cover)

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Document généralement fourni par l’Administration lors de l’émission de certains timbres qui sont oblitérés d’un cachet spécial la date du 1er jour de l’émission des dits timbres. Nous ne pensons pas, et c’est notre avis personnel, qu’il soit intéressant de faire ce genre de collection.

FÉDÉRATION

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Grande réunion de personnes qui s’allient visant un but commun.

Il existe différentes fédérations philatéliques en Belgique. La plus importante est la Fédération Royale des Cercles Philatéliques de Belgique qui regroupe environ 400 cercles. Elle fut fondée en 1890.

La Fédération a pour objet :

  1. a) de grouper en une fédération nationale les cercles philatéliques belges,
  2. b) de stimuler et de coordonner les activités de ces cercles affiliés,
  3. c) d’être leur porte-parole dans leurs relations avec les autorités belges et avec les organismes philatéliques belges et étrangers,
  4. d) de défendre les intérêts de la philatélie et des philatélistes,
  5. e) d’organiser la “Journée du Timbre”.

FEMMES (emploi des)

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Le 15 février 1881 il était signalé que les femmes étaient admises à l’emploi de percepteur des postes de 4e et 5e classe, dans les conditions déterminées pour le personnel en général.

Le 21 octobre 1882 : en admettant les femmes dans ses bureaux, l’Administration tentait une épreuve à laquelle elle attachait une grande importance. Aussi, ne tolérait-elle point les faits qui seraient de nature à discréditer cette institution, elle les réprimait avec une inflexible rigueur. Les fonctionnaires et employés de tous grades devaient un respect absolu la femme qui vivait honorablement de son travail. Dans les bureaux, comme au dehors ils avaient à donner l’exemple du tact et de la réserve. Ceux qui manquaient à ce devoir n’étaient pas dignes de figurer dans les rangs de l’administration. Le chef du département avait prescrit, à cet égard, des mesures énergiques et justice sévère fut faite à tous les écarts.

FESTONNÉ

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Cachet ovale dont le bord est festonné avec texte central “PAR AVION” en usage en 1919 sur le courrier envoyé par cette voie et sans surtaxe, de Bruxelles Paris. (n° 8 du catalogue d’aérophilatélie -1982). Existe en deux types différents.

FEUILLE

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Morceau de papier d’une certaine grandeur.

Ensemble de timbres-poste se tenant variant de 300 à 20 pièces. Les grands ensembles sont divisés en panneaux. Les feuilles ont des marques de fabrication (espèces, valeur, millésime, numérotage, etc.)

FEUILLET

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Chaque partie d’une feuille de papier qui a été pliée et coupée en 2, en 4, en 8, etc.

Le feuillet est généralement un tirage spécial de un à dix timbres présentant souvent de légères différences avec ceux du tirage ordinaire. Les feuillets portent parfois une inscription dans les marges.

FEUILLETS DE LUXE

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L’administration émet parfois des feuillets sans valeur postale reproduisant des timbres non dentelés dans les couleurs originales, depuis 1929.

FILIGRANE

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Empreinte qui résulte des lettres ou figures de cuivre que l’on fixe sous la forme à fabriquer le papier et que l’on voit par transparence la lumière ou mieux grâce la benzine.

En Belgique il n’y a que les 2 premières émissions qui furent émises sur papier totalement filigrané. Ce filigrane est de 2 “L” encadrés puis sans cadre.

Ensuite on trouve exceptionnellement des feuilles ou bord de feuilles filigranés (certains timbres du chemin de fer p. ex.)

FILIGRANOSCOPE

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Petit récipient noir dans lequel on pose le timbre à plat avec le visible. L’on verse une ou deux gouttes de benzine pure pour faire naître le filigrane du timbre.

FIL DE SOIE

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Est incorporé dans la pâte à papier lors de sa fabrication.

C’est un bon moyen pour empêcher la fraude. Il fut employé dans le temps passé, en Suisse notamment mais pas en Belgique.

F.I.P.

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Fédération Internationale de Philatélie.

C’est à l’initiative de la Fédération belge que la F.I.P. fut constituée en 1926. Elle groupe les différentes fédérations nationales. Elle réglemente l’organisation des expositions philatéliques internationales et tient régulièrement son congrès.

FISCAUX

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Qui appartient au fisc. (administration chargée des impôts)

Les timbres fiscaux ne sont, évidemment, pas postaux et ne rentrent pas dans la philatélie comme nous la comprenons. Cependant, dans certains pays comme en Amérique du Sud, on en rencontre qui ont eu un usage postal, ce sont alors des “fiscaux-postaux”.

FLAMAND langue – actuellement néerlandaise

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La loi du 22 mai 1878 stipulait que dans les provinces d’Anvers, de Flandre occidentale, de Flandre orientale, de Limbourg et dans l’arrondissement de Louvain, les avis et communications que les fonctionnaires de l’Etat adressent au public seront rédigés soit en langue flamande, soit en langues flamande et française. Les fonctionnaires de l’Etat correspondront en flamand avec les communes et les particuliers, à moins que des communes ou particuliers ne demandent que la correspondance ait lieu en français ou n’aient eux-mêmes fait usage de cette langue dans la correspondance. Dans l’arrondissement de Bruxelles, la correspondance des fonctionnaires de l’Etat avec les communes et les particuliers aura lieu en flamand si les communes et les particuliers qu’elle concerne le demandent ou ont fait eux-mêmes usage de cette langue dans la correspondance. La province de Brabant, la ville de Bruxelles, les communes d’Anderlecht, Etterbeek, Saint-Gilles, Ixelles, Saint-Josse-ten-Noode, Laeken, Molenbeek Saint-Jean et Schaerbeek pourront faire usage de la langue française accompagnée de la langue flamande. Lorsqu’un particulier demandera que l’acte qui le concerne soit rédigé en français, il pourra en être ainsi…

En avril 1880 des plaintes avaient surgi à propos de l’exécution de la loi du 22 mai 1878 concernant l’usage de la langue flamande. Le personnel fut invité bien se pénétrer de cette loi et de s’y conformer exactement. Les récépissés, mandats-poste et autres pièces délivrer au public devaient être dressés en flamand dans les cas stipulés par la loi.

Le 23 janvier 1883, nouveau rappel dans le sens du précédent.

En octobre 1889 on faisait remarquer que les procès-verbaux devaient être rédigés en langue flamande, lorsqu’ils étaient dressés dans une commune flamande du Royaume. Les agents qui ne pouvaient se conformer à ces dispositions, à défaut de posséder les deux langues, n’en verbalisaient pas moins. Dans ce cas, les procès-verbaux et les déclarations ne faisaient pas foi en justice jusqu’à preuve contraire, mais valaient à titre de renseignements. La liste des communes flamandes du Royaume comportait : Auderghem, Forest, Uccle, Watermael-Boitsfort, Molenbeek Saint-Jean, Anderlecht, Jette, Koekelberg, Laeken, Evere, les Woluwe, Neder-over-Heembeek, Fouron le Comte, Mouland, Fouron Saint-Martin, Remersdael, Teuven, Landen, etc..

Dès juin 1897 dans tous les bureaux de poste et, en général dans tous les bâtiments du Département affectés à un service public, toutes les inscriptions à demeure, devaient être faites dans les langues. Dans la partie flamande du pays (en y comprenant même l’arrondissement de Bruxelles), le texte flamand devait précéder le texte français, tandis que la priorité devait être donnée au français dans la partie wallonne du pays. Les avis à afficher devaient être tous rédigés en français et en flamand. Pour certaines localités voisines de l’Allemagne ou du Grand-Duché de Luxembourg, dans lesquelles la langue allemande était généralement parlée, on devait ajouter la traduction allemande aux textes français-flamand.

Le 27 février 1909 on devait encore rappeler que des réclamations se produisaient assez fréquemment en matière d’emploi des langues. Le personnel fut invité bien se pénétrer de ses obligations à cet égard, et, de se maintenir en toutes circonstances dans la légalité stricte.

Des négligences avaient été relevées à diverses reprises, en juillet 1911, dans l’application des règles en matière linguistique. Dans les provinces d’Anvers, de Flandre occidentale et orientale, de Limbourg et dans l’arrondissement de Louvain, la correspondance des fonctionnaires de l’Etat avec les communes et avec les particuliers devait se faire en langue flamande à moins que les intéressés aient demandé que la correspondance ait lieu en français ou qu’ils n’aient fait eux-mêmes usage de cette dernière langue à l’occasion de l’affaire qu’il s’était agi de traiter.

On devait éviter d’appliquer la griffe grand modèle sur les documents à mettre sous les yeux du public. Il y avait lieu de faire usage, en l’occurrence, de la griffe petit modèle qui était bilingue et de n’utiliser la griffe grand modèle que pour les pièces qui ne sortaient pas du service.

A la même époque on remarquait que la plupart des boîtes aux lettres qui étaient accrochées aux trains vicinaux et aux malles-poste, qui circulaient dans la région flamande du pays, portaient l’inscription “Boîte aux lettres/Brievenbus” au lieu de “Brievenbus/Boîte aux lettres” -54 contrairement aux règles tracées en matière d’emploi des langues. Les bureaux que la chose concernait devaient faire repeindre celles de ces boîtes dont le texte bilingue était disposé de la sorte. Des plaques émaillées “Brievenbus/Boîte aux lettres” furent substituées aux écriteaux “Boîte aux lettres/Brievenbus” qui étaient encore apposés sur beaucoup de boîtes ordinaires en bois, installées en pays flamand.

FLEUR DE LYS

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Figure imitant trois fleurs de lis unies ensemble, celle du milieu droite et les deux autres ayant leurs sommets courbés en dehors.

Cachet oblong, encadré avec trois fleurs de lis séparant le texte français “PAR AVION” du néerlandais. I1 fut employé un court laps de temps en 1920 et se dégrada rapidement à cause de l’encre employée à cette époque. Ses bords ondulèrent. (n° 13 du catalogue d’aérophilatélie 1982)

FORMAT

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Dimension en général.

Dans les émissions anciennes certains timbres étaient légèrement plus larges ou plus longs suivant le sens de l’impression. Nous pensons aux “Médaillons” sans filigrane (n° 9/13). Deux tirages différents offrent aussi parfois cette particularité comme les timbres de l’émission de 1865 (n° 17 & 18) ou encore les 2 tirages du “Perron liégeois” (164) et le “Termonde” (182), les 10 et 15 centimes “Roi Albert casqué” (168 & 169). Le format d’un timbre indique en mm., le dessin non compris les marges. La première donnée indiquée est l’horizontale.

FORTUNE (cachet de)

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Que l’on emploie provisoirement pour remplacer ceux défaillants.

On appelle ainsi des cachets spéciaux employés en 1919 durant la période de réadaptation des postes. M. J.ROUSSEAU a publié une très bonne étude sur ces cachets “Les oblitérations belges 1918-1919”.

FOURCHETTE

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En philatélie terme qui signifie les deux dates extrêmes de remploi d’un timbre-poste, d’un entier ou même d’un cachet.

FRAGMENT

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Morceau d’une chose.

On nomme un timbre sur fragment celui collé sur un document dont il manque la plus grande partie.

Les timbres sur fragment ont moins de valeur que ceux sur plis entier , mais sont intéressants, en marcophilie, lorsqu’ils comportent des marques postales d’un certain intérêt.

FRAIS (sans)

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dépense – ce que coûte une chose.

(sans) : griffe rectangulaire encadrée, de 32 x 19 mm, trilingue, employée en 1917 et 1918 pendant l’occupation allemande en Belgique sur des envois exprès. Frappée à Bruxelles I généralement en violet (mais existerait en noir) et en trois types :

“Ohne Kosten/Sonder Kosten/ Sans frais”

“Ohne Kosten/Onder Kosten/Sans frais”

“Ohne Kosten/Zonder Kosten/Sans frais” (G. Ludwig)

FRAMBOISE

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Nuance d’un timbre à 0,10 de l’émission de 1905 dite grosse barbe, qui fut émis en 1908 et vendu principalement à Hasselt.(n° 74b)

FRANCHISE

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Se dit du droit qu’ont certaines personnes de recevoir ou d’envoyer des lettres sans affranchissement.

 Il n’existe pas en Belgique de timbres de franchise; il a cependant des cachets pour indiquer que l’expéditeur jouit de la franchise postale. Certains pays ont des timbres de franchise, appelés aussi “de service” (voir Grand-Duché de Luxembourg, Suisse, etc.).

FRANCHISE MILITAIRE

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Elle fut accordée dès le mois d’août 1914 à tous les membres de l’armée mobilisée.

FRANCO

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Sans frais port payé par l’expéditeur jusqu’au destinataire ou jusqu’à la frontière (F.F.) ou jusqu’à un certain endroit (Franco Ostende). Le cachet “FRANCO” existe de formes diverses et même manuscrit en préphilatélie.

FRAUDE

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Acte de mauvaise foi et de tromperie.

En 1910 on faisait remarquer qu’un grand nombre d’envois affranchis au tarif réduit, notamment des cartes illustrées, portaient par infraction, dissimulée sous les timbres-poste d’affranchissement des correspondances actuelles et personnelles ou des notes en tenant lieu. Ce genre de fraude, qui se découvrait aisément en observant les figurines par interposition la lumière directe, se révélait parfois encore à l’aspect bosselé que présentaient les estampilles quand elles étaient laissées libres, c’est-à-dire, non collées, dans la partie correspondante à l’écriture qu’elles abritaient. Il convenait de soumettre les envois de l’espèce à une surveillance toute spéciale en vue de déjouer cette fraude.

F.R.C.P.B.

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Voir FÉDÉRATION

FUSÉE

description

Pièce cylindrique remplie de matière inflammable.

Essai privé de lancement de courrier par des tirs de fusée; ces essais n’ont rien donné de concret. Des vignettes ont été mises sur le marché, ce sont des vignettes et rien de plus.